TivTravailler avec moi

Un business peut vendre beaucoup et te laisser sans cash.

Ce que je regarde avant de lancer un truc : qui paie, ce qu’il reste vraiment, et ce qui se passe le jour où l’argent arrête de rentrer.

Mon filtre

Avant de me demander si l’idée peut faire un gros chiffre d’affaires, je cherche qui paie. Le client a déjà un budget pour ce problème, ou rien du tout. Et aujourd’hui il fait quoi pour le régler. Si elle dépense rien et cherche aucune solution, il va falloir créer le besoin en plus de la solution.

Ensuite je retire tout ce qu’il faut pour livrer, faire le support, vérifier la qualité. Un business peut vendre beaucoup et laisser très peu de cash.

Le besoin

Y’a une grosse différence entre vendre à quelqu’un qui cherche déjà à régler un problème, et lui donner envie d’un produit auquel il avait jamais pensé. Dans le premier cas, tu montres comment ta solution règle son problème, et le prix vient après. Dans l’autre, tu paies pour que le désir existe. Des mois avant de vendre quoi que ce soit.

Les deux peuvent marcher. Mais je veux savoir dans lequel je m’engage avant de dépenser.

Le B2B

Quand tu vends à une boîte, « est-ce qu’elle a de l’argent ? » c’est pas la bonne question. Faut trouver qui décide de le dépenser, et sur quel problème. Ton utilisateur peut adorer le produit. Si personne a de budget, tu discutes des mois sans signer.

Je pars d’un test. La boîte dépense sur un problème qu’elle a déjà, regarde ce que ça change, et si ça marche elle augmente le budget. Ce que ce premier test doit trancher, je le décide avant de livrer.

La marge

Le coût d’une vente s’arrête pas à la production. Y’a les retouches, le support, les refunds, les outils. Et le temps que tu passes à vérifier ce qui sort. C’est souvent ça qui fait exploser la facture d’un service vendu comme « automatisé ».

Si quelqu’un doit repasser derrière chaque livraison, compte son temps. Sinon tu compares le prix payé par le client à une facture d’API, et tu crois avoir une marge que t’as jamais eue.

Le cash

Une plateforme peut te suspendre ton compte ou bloquer tes versements. Le dashboard continue d’afficher les ventes pendant que toi tu paies l’équipe, les outils, le support. Plus ton business dépend d’un intermédiaire pour encaisser, plus t’as ce risque-là.

Je sépare trois montants. Ce qui a été vendu, ce que la plateforme doit encore te verser, et ce qui est déjà sur ton compte bancaire. Pour payer une charge le mois prochain, y’a que le troisième qui compte.

Les coûts fixes

Un coût variable, il baisse quand tu produis moins. Un salaire, un loyer, un abonnement annuel, ça disparaît pas parce que les commandes s’arrêtent. Avant d’ajouter un coût fixe, regarde combien de temps tu peux le tenir avec le cash déjà dispo. Sans compter les ventes que t’espères.

Plus j’avance, plus j’aime les business hyper simples. Peu de coûts fixes, peu de salariés, pas de logistique ingérable. Tu testes vite, tu coupes vite si ça flop. Un business chiant qui imprime du cash sera toujours plus sexy qu’un truc révolutionnaire qui galère.

Le prestige

Une belle image, ça peut te coûter cher avant de rapporter quoi que ce soit. Un bureau, un site travaillé, du matos, une équipe qui a l’air sérieuse. Ça sort du cash tout de suite, et le retour arrive plus tard, ou jamais.

Je regarde ce que le projet me coûte avant la première rentrée. Et ce que je peux arrêter si ça marche pas. T’as signé un loyer, des salaires, arrêter te coûte ce que t’as déjà mis.

L’audience

Beaucoup de gens veulent rentabiliser une audience en lui vendant une formation. Tu peux aussi publier ce que t’as appris sans coller un lien d’achat au bout de chaque explication.

Et peu importe le business, y’a bien un an ou deux où tu fais peu de cash. C’est le coût de l’apprentissage. Plus tard, même si tu retombes à zéro, t’auras déjà payé la facture. Tu remonteras beaucoup plus vite.